Nous sommes allés “découvrir” le Hohwalsch hier.
Presque 1h30 depuis Strasbourg (si on évite l'autoroute).
On passe par Walscheid qui est une bourgade pittoresque avec de jolis paysages. Au Hohwalschplatz, de nombreuses randonnées sont possibles, dans une belle forêt. Nous repérons immédiatement l'énorme barre qui surplombe le parking. Nous montons en 5 min en passant devant le calvaire qui porte l'inscription “Merci seigneur pour ce calme serein”.
A la falaise, personne… (bon ou mauvais présage ?)
Nous démarrons par l'Anormale, un joli 5b de 10m. Au-dessus, un océan de galets péteux, non équipé. Il faudrait un canadair de sika pour rendre cette partie grimpable.
Puis nous allons voir LA voie du secteur “Le Monde selon Marcel” 7a. Un toit impressionnant. Non seulement les mouvs sont durs (Cryptospit c'est du 6c en comparaison), mais surtout la sortie est totalement impraticable. Je brosse pendant 15 min puis j'abandonne finalement (il faudrait 1h de nettoyage à la brosse métallique et au sécateur).
Après ce but, nous décidons d'aller visiter le fameux secteur de droite popularisé par Gilbert. Nous passons devant des faces austères recouvertes de mousse, puis nous arrivons finalement à la face de droite. Celle-ci est constituée d'un socle au rocher compact mais sableux, puis d'une courte partie médiane en nid d'abeilles fragiles, suivie par une deuxième moitié en galet péteux et sales.
Autant le dire tout de suite : le Krappenfels c'est le Verdon en comparaison !
L'équipement est aléatoire : dans le 7a (voie 47) il manque 1 ou 2 scellements, alors que dans sa voisine de droite il y a un scellement tous les 50 cm. Aucune prise n'est sikatée donc on tire sur les galets sans trop savoir si ça tient. J'enlève des prises avec la main tout en grimpant. Les cotations sont pour le moins aléatoires. Le 7a engagé vaut 6c, et le 6c suréquipé vaut 7a (un galet cassé visiblement).
Bref.
Je décide finalement d’aller jeter un coup d'oeil à la voie n°45 cotée 7b et libérée par NM. La voie la plus dure du site qui avait l'air belle sur la photo de Gilbert, mais qui ne donne pas du tout envie vue du sol. La réalité nous rattrape rapidement : c’est un 5 sup sableux (photo où pose Gilbert), suivi d'une section bloc (sable, mousse, prises cassantes), avec deux scellements trop excentrés à droite très difficilement clippables, suivi d'un finish sur galets péteux infâmes.
Conclusion : vive le Krapp !